DE PETITS COUPS DE PIED

Le 28 juin 2018, après plus de 4 heures de conseil communautaire Loches Sud Touraine (CCLST), son président Gérard Hénault avait sans doute hâte d’en finir. A peine la question diverse posée par Marie Rondwasser et les échanges qui ont suivi (voir l’article « Tu es d’abord président du territoire »), Gérard Hénault lança :

« Sur ces paroles définitives, la séance est levée.

Oh pardon ! Alors là pour le coup François va m’en vouloir. Je vous prie d’accorder la même attention, malgré ma maladresse de l’instant aux autres orateurs : François Verdier Pinard ».

François Verdier Pinard, conseiller communautaire issu de l’opposition communale de Beaulieu les Loches :

« Le budget de la communauté de Communes ne pouvait être qu’un budget de transition n’ayant pas été construit ne serait-ce qu’avec une ébauche de vrai projet de territoire. Je vous accorde que ce budget est en équilibre grâce au report à nouveau issu de la cagnotte de votre précédente communauté de Communes monsieur le Président. Jusqu’à quand ? Compte tenu des dérives du budget de fonctionnement. Mystère, un compte d’exploitation prévisionnel ne pouvant être établi.»

Gérard Hénault intervint en ponctuant l’intervention de à François Verdier-Pinard, mais sans micro. D’où notre impossibilité d’entendre avec exactitude les mots prononcés. Nous les devinons par la reprise de parole de François Verdier-Pinard :

« Je suis d’accord avec moi monsieur le Président. Ça peut être artificiel ou basé sur des choses réelles. Euh, en fin de séance [du dernier conseil communautaire], des problèmes de fond soulevés par deux Maires ont été prestement escamotés (voir les articles « La boule de cristal prospective » et « Open Data ») sous prétexte que le projet de territoire n’était pas à l’ordre du jour! Le sera-t-il un jour pour des vraies décisions de fond prises par une forte majorité en Assemblée plénière?

Ce qui m’amène à reposer la question de fond du projet de territoire :

La méthode actuelle partant du traitement des points particuliers sans ligne directrice issue de la concertation et d’un large consensus ne peut que conduire à l’échec, du moins en ce que nous serions en droit d’attendre.

On met la charrue avant les bœufs.

Tout projet part d’un cahier des charges général ayant fait l’objet d’un consensus, pour descendre au particulier.

Imaginez un constructeur automobile décidant de lancer un nouveau véhicule, et le ferait sans étude de marché sur les souhaits de la clientèle (la population), sans faire l’inventaire de ses moyens techniques, humains, financiers, sans faire l’état de l’existant,  sans donner les grandes lignes du type de voiture et de son usage. Qui demanderait à ses équipes d’ingénieurs de constituer des commissions moteur, des commissions boîte de vitesse et  carrosserie. Avec comme mot d’ordre : décrivez ce qui selon vous serait le mieux dans ce domaine, soyez créatifs afin « d’enchanter le projet ». J’ai entendu la phrase quelque part.

Mais cela ferait hurler de rire les élèves de 1ère année d’une école de commerce qui prendrait cela pour une blague !

Et bien c’est ce qui est en train de se faire dans l’approche du projet de territoire.

Pour savoir où on va, il faut savoir d’où on vient, connaître les éléments solides sur lesquels on peut s’appuyer.

Avez-vous fait une investigation pour savoir où était produite la richesse dans notre territoire, où était produite la valeur ajoutée par secteur d’activité, par situation géographique ? Ces secteurs sont-ils d’avenir ou en fin de vie ? Quels sont ceux qui méritent d’être soutenus?

Il est possible d’avoir cette information par la connaissance de la TVA perçue, et ceci sans charge supplémentaire des services. Cela n’a pas été fait.

Avez-vous fait une enquête d’opinion pour connaître les aspirations profondes de la population, les grandes tendances et leur position sur le territoire?

Non, puisque vous ne prenez pas en considération la proposition d’étude qui vous a été transmise, et qui aurait permis de savoir rapidement les grandes tendances par une analyse et un rapport de synthèse fait par des professionnels habitués à ce type d’enquête.

Cela aurait eu le mérite de savoir dans quel sens mener à nos réflexions, d’infléchir ce qui avait été présupposé et surtout de savoir où ne pas aller, car à l’inverse des souhaits de la population.

Un projet de territoire va au-delà des échéances électorales et s’il n’est pas bâti sur des éléments solides qui ne peuvent être remis en cause, il y a risque d’une remise en question à chaque alternance politique, ce qui ruinerait son efficacité.

Cette absence de lignes directrices prédéfinies par une large majorité se fait sentir dans les commissions et l’efficacité des services.

Enfin, la définition de ces grandes orientations doit se faire en amont du SCOT [Schéma de Cohérence Territorial voir l’article « Un SCOT vite fait »] qui n’est qu’un outil au service des décisions prises par le Conseil communautaire dans sa plus large définition. Et non l’inverse.

Monsieur le Président, je vous remercie de m’avoir écouté, sachez que cette réflexion est également portée par nombre de conseillers communautaires. Serons-nous entendus? »

Avant que vous preniez connaissance de la réponse de Gérard Hénault, nous tenons à souligner que comme François Verdier Pinard nous nous étonnons que la consultation publique qui aura lieu soit affublée du vocable « Projet de territoire » puisqu’elle porte en effet non pas sur les lignes de force et de faiblesse territoriale mais sur des points particuliers (voir les articles « A vos agendas » et « Rangez vos agendas »). Ça amusera la galerie, ce qui sera déjà très bien. Nous assisterons à ces réunions publiques sans y participer puisqu’il y a bien tromperie sur la marchandise.

Enchainons sur la réponse de Gérard Hénault :

« Merci de cette question. J’aime bien aussi qu’on me laisse un instant de réflexion aussi avant de répondre. Néanmoins il y a une ou deux petites choses que je relève immédiatement. Et entre autres une qui m’agace un tout petit peu, c’est de dire qu’une absence que vous relevez de ligne directrice. Je veux bien entendre dans votre bouche que vous êtes suivi par beaucoup, que votre opinion est partagée par un grand nombre de délégués, je n’en suis pas convaincu.

Mais en tout cas, dire qu’il y a une absence de ligne directrice ce que je conteste totalement, amènerait à un manque d’efficacité des services. Je ne peux pas entendre cela.

On a des agents qui sont de bonne qualité, qui travaillent très bien, qui travaillent de tout leur cœur et je n’accepte pas d’entendre ce genre de choses qui sont fausses et qui sont même euh…… »

François Verdier Pinard :

« Non, non. Je ne remets pas en cause la qualité des agents. Ça n’a rien à voir…….. »

Gérard Hénault :

« J’ai noté, l’efficacité des services. Je suis désolé, nos services sont efficaces.»

François Verdier Pinard :

« Bien sûr. Laissez-moi m’exprimer ou alors….. »

Gérard Hénault :

« Mais je vous ai laissé vous exprimer. Continuez à vous exprimer monsieur ! »

François Verdier Pinard :

« Je ne remets pas en cause l’efficacité des services, ni leur qualité. Je dis que s’ils avaient une orientation, une direction, des objectifs à atteindre, je pense qu’ils travailleraient beaucoup plus sereinement et beaucoup plus efficacement. Je ne remets pas en cause leur efficacité ! »

 Gérard Hénault :

«Moi je vais vous dire monsieur Verdier Pinard. J’ai beaucoup d’estime pour vous. Mais je pense quand même que le monsieur qui vient 3 fois par an dans une assemblée pour dire ce que vous faites ce n’est vraiment pas bien, c’est légèrement énervant. »

Comme à son habitude le président Hénault, oups « l’administratif » comme il se qualifie lui-même (voir l’article « Tu es d’abord président du territoire ») se vautre dans des attaques personnelles dès qu’une question ou des remarques perçues par lui comme désagréables lui sont faites.

François Verdier Pinard ne vient-il aux assemblées de la CCLST que 3 fois l’an ? Nous avons vérifié. Depuis la première séance plénière du 03 janvier 2017, il n’en a loupé aucune.

On ne peut pas en dire autant d’un certain nombre de vice-présidents de la CCLST qui manquent régulièrement à l’appel. Empêchant par la même qu’une question de leur domaine de compétence posée par l’assemblée puisse avoir réponse en séance. Cela nuit au fonctionnement de la CCLST, cela nuit au respect qui est dû au conseil communautaire.

On ne peut pas en dire autant de certaines oppositions municipales, par exemple celle de Loches, celle de Descartes, qui sont régulièrement absentes. Comme si elles se désintéressaient de l’action de la communauté de Communes. Quand celle de Loches par exemple, représentée par le seul Marc Vincent, fait l’honneur à l’assemblée de sa présence, 5 fois depuis janvier 2017 pour 14 séances plénières, c’est pour ne jamais l’entendre et pour tout approuver. Voilà bien le type de conseiller communautaire au commerce agréable et qui sait vivre, en tout point consensuel. Quoique (*).

On ne peut pas en dire autant de certains Maires ou autres conseillers communautaires régulièrement absents. Quand il m’arrive d’échanger avec certains d’entre eux, ils me disent qu’ils ne se retrouvent pas dans cette assemblée. Et le nombre d’absents s’accroît régulièrement : alors qu’en 2017 il n’y avait jamais eu plus de 22 d’entre eux physiquement absents, le 28 juin 2018 il en manquait 32 sur 94. On pourrait donc dire que le président Hénault n’a pas réussi à mobiliser ces élus, à les prendre en compte suffisamment pour qu’ils trouvent utilité à être présents.

Continuons à examiner cet échange. Gérard Hénault :

« Il y a un certain nombre de gens qui sont ici, qu’ils soient agents ou élus, qui se donnent avec beaucoup de cœur. Dont le résultat n’est pas si mauvais que ça.

Et venir nous dire qu’en gros, on avance à la va comme j’te pousse, je le résume, c’est ça, il n’y a pas de ligne directrice, vous n’écoutez pas la population, moi je vous ai proposé un moyen d’écouter l’opinion c’est comme si on était coupés de l’opinion. Je suis désolé, il y a des gens qui sont dans cette salle qui sont élus depuis extrêmement longtemps et qui depuis extrêmement longtemps écoutent avec beaucoup d’attention ce que leurs concitoyens disent. Vous nous avez proposé un sondage, une bonne idée par ailleurs, hormis qu’on a estimé qu’on pouvait faire autrement.

Vous avez au dos de ce magazine qui vous a été remis, on consacre la page ici toute entière à dire « vous avez votre mot à dire ! ». Projet de territoire Loches Sud Touraine, allez-y parlez. Il y aura des instances ouvertes à tout le monde, des réunions publiques. Il ne faut pas nous dire qu’on n’écoute pas les gens mon cher ami. Ce n’est pas vrai ça. On écoute nos concitoyens, et puis en même temps on a une boutique à faire marcher. Il faut que ça marche bien, il faut que ça tourne, il faut que ça se fasse. C’est un travail quotidien de tout le monde. »

Vous avez dû recevoir dans votre boite à lettres Le Mag de la CCLST, édition Eté 2018. La 4eme de couverture indique bien que la parole est donnée aux habitants à propos du Projet de territoire :

Mais les questions ne sont pas celles d’un projet de territoire. Ce ne sont que quelques petites questions thématiques, exactement ce dont parlait François Verdier-Pinard.

Enfin, petit rappel de ce qui disait le 04 décembre 2017 François Bonneau, président de la Région Centre Val de Loire, à propos des consultations citoyennes (voir l’article « Paroles d’un nouveau monde ») :

« C’est entendre des paroles que nous n’entendons pas dans nos instances. Il faut faire ça de manière non gadget. Il faut l’organiser à travers nos fonctionnements habituels. Il ne faut pas dire on a nos fonctionnements habituels et à côté on ira chercher, vous savez « les citoyens ont leur mot à dire », moi ça me déplait aussi cette expression parce que c’est souvent un alibi. On pense à côté d’eux et puis on leur dit « tiens là-dessus dites votre mot ». »

C’est exactement ce que propose la CCLST : un gadget, un alibi (voir l’article « Rangez vos agendas »). Poursuivons. Gérard Hénault :

« J’aime bien les critiques, mais je n’aime pas le travail de sape continuel qui viserait à faire penser que c’est mal fait, qu’on ne réfléchit pas, on a un petit coup de pied au budget au passage, on a un petit coup de pied sur l’efficacité des services, on a un petit coup de pied sur un manque de communication intelligente, on a un petit coup aussi sur le fait qu’on n’écouterait pas les uns et les autres. Quand vous dites que la question qui a été posée, parfaitement dans les règles par deux élus la dernière fois, que j’ai escamoté les réponses, je n’ai pas eu cette impression-là. Je n’escamote jamais rien.

 Je veux bien que la libre expression se joue ici comme ailleurs, mais pensez aussi que ça peut avoir des effets qui ne sont pas forcément bons de laisser penser que les choses sont mal. Qu’il y a une sorte de mauvais esprit qui s’exerce sur tout ça, c’est pas vrai. C’est pas vrai du tout. »

Gérard Hénault aime bien les critiques, mais pas celles-là, celles des petits coups de pied, surtout quand elles tapent juste. La libre expression pourrait avoir des effets négatifs selon lui. Pow pow pow. Je conseillerais à François Verdier Pinard de prendre exemple sur son Président préféré : l’encensoir, l’auto satisfaction continuelle. Pour cela, vous pouvez relire certains de nos articles : « Les plus forts et les plus beaux » ou « Ambitieux visionnaires et sages » .

Mais les critiques, la libre expression n’ont des effets négatifs QUE quand les réponses ne sont pas à la hauteur des interrogations. Non ? On dit une bêtise ? Finissons l’exposé de Gérard Hénault :

« Et pour en revenir au projet de territoire, vous y tenez et j’y tiens aussi très fort, on y tient ici tous, et il nourrira le SCOT cela a été dit depuis le début, ceux qui ne l’ont pas vu sont très très très myopes. On interroge. Tout le monde pourra s’exprimer.

Je suis désolé d’entendre ce genre de choses, je ne peux pas les partager. Et puis je sais qu’on est là pour avancer tous ensemble le mieux possible et pas essayer de désespérer ni les uns ni les autres. Je ne veux pas qu’on désespère nos agents en laissant penser que les choses sont entamées dans un mauvais esprit.

J’entends ce que vous dites, mais je vous en supplie, continuez à parler cela me convient, mais ne le faites pas de cette façon suspicieuse. »

François Verdier Pinard :

«  Ce n’est absolument pas suspicieux, cela n’a jamais été le cas. Ne me faites pas un procès d’intention. »

Gérard Hénault :

« Mais je ne vous fais pas de procès du tout. Je ne suis pas un procureur. »

François Verdier Pinard :

« Si. Vous faites un procès d’intention de façon à minimiser les propos. »

Gérard Hénault :

« Je ne minimise pas. Au contraire. »

François Verdier Pinard :

« Je soulève des problèmes de fond qui ne sont pas réglés. Vous dites qu’il y a une ligne directrice. S’il y a une ligne directrice, exprimez-vous. Donnez-là ! »

Gérard Hénault :

« Je vous la donne au quotidien la ligne directrice. Mais quand vous me dites qu’on sait pas où sont produites les richesses, mais vous nous prenez pour des apprentis, pour des tombés du nid de la dernière semaine. Ce n’est pas vrai. On sait où sont produites les richesses. On a des chiffres et des cartes monsieur. Allez déjà sur le site de STA [Sud Touraine Active] déjà vous lisez ce qu’ils produisent très régulièrement et vous verrez qu’on a tout ça. Je vous en prie, enfin…… Voilà, allez, je lève [la séance].»

Et là la séance fut bien levée cette fois. Je suis allé faire un tour sur le site internet de Sud Touraine Active, service de la CCLST dédié au développement économique. J’y ai vu ce qui y est publié : la vie d’entreprises, souvent reprise des publications de la presse locale, une revue de Presse hebdomadaire plutôt pas mal faite, des annonces de biens à vendre ou de recherche de repreneurs d’entreprises, etc, mais pas le moins du monde des cartes ou des chiffres relatifs à l’économie de notre territoire. Rien, absolument rien.

Sans doute le président Hénault connait-il ses chiffres et ses cartes, l’évolution des données économiques dans le temps, en tout cas c’est à espérer. Aussi sans doute un jour viendra où il daignera en faire une synthèse et la présenter en séance plénière du conseil communautaire. Ce sera la véritable première pierre du Projet de territoire : de la donnée brute, objective, irréfragable, base de toute réflexion.

Du point de vue de Gérard Hénault, l’intervention orale de François Verdier Pinard a donné pas mal de petits coups de pied. De notre point de vue Gérard Hénault n’a pas été en reste dans ses réponses. Nous espérons pour notre part avoir eu une contribution à la hauteur de ces deux acteurs. 

(*) L’attitude consensuelle de Marc Vincent a ses limites, comme il l’a montré lors du conseil municipal de Loches du 06 avril 2018. Alors qu’il disait regretter la répétition d’année en année des mêmes animations culturelles municipales, parlant de « copié collé », Valérie Gerves, adjointe au Maire en charge de l’animation et du tourisme, lui répondit ainsi :

« Il y a un espace où l’on peut parler, échanger, ce sont les commissions. Je me permets de dire que nous avons peu de présence du groupe de l’opposition mené par monsieur Maljean aux commissions. c’est là que l’on peut échanger, débattre, faire des propositions. »

Marc Vincent : « Je vous répondrais madame que vous avez effectivement raison. Qu’en ce qui me concerne je suis peu présent. Mais pardonnez-moi j‘ai un travail, ce qui n’est pas forcément votre cas. »

Louis Toulet, conseiller municipal de la majorité :
« Je pense qu’on est plusieurs à avoir une activité dans cette salle et personnellement, j’arrive à être aux commissions. Tout est affaire d’organisation personnelle.»

Marc Vincent : « Oui jeune homme, mais on n’a pas forcément les mêmes responsabilités. C’est tout. »

Derrière une attitude très urbaine, en tout point consensuelle en apparaît soudainement une autre, tant désobligeante que méprisante. Que les Lochois et les Lochoises se rappellent en temps utile que Marc Vincent a des responsabilités professionnelles qui l’empêchent d’exercer pleinement un mandat municipal et communautaire.

Les caractères en bleu sont des citations orales ou écrites

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ISSN 2610-5942

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