THORIUM

Ayant reçu le 28 avril dans ma boite e-mail personnelle une invitation à me rendre à la « réunion ouverte aux habitants du Sud Touraine et alentours » organisée par l’AEST 37 le 17 mai 2018 à Loches, je m’y suis rendu. Pour tout dire, j’ai apprécié ce geste puisqu’il faut bien à un moment ou à un autre que le débat ait lieu entre des opposants farouches des éoliennes, eux, et un partisan des études de faisabilité de ce type de projet.

Dans un précédent article qui décortiquait les argumentaires de l’AEST 37 (voir l’article « Les passions de l’âme ») nous invitions cette association à nous communiquer les documents sur lesquels elle les fondait. En vain. Aussi j’ai recherché sur leur site internet ces fameux documents. Voici ce qu’on y trouve :

Des têtes de chapitre mais pas de documents. Si on clique sur le lien « Actions de l’AEST, documents, courriers sont disponibles là », on y trouve :

Rien. Une autre page de leur site intitulée « actualités » mentionne comme date de dernière mise à jour le 16 mai 2014.

Il me fallait donc aller au-devant d’eux pour en savoir plus. D’où ma présence à cette réunion ouverte.

20 personnes étaient présentes ce soir-là, moi inclus, ainsi qu’un journaliste de la Nouvelle République.

Voici comment était présentée l’articulation de la soirée :

« Objets de la réunion du 17 mai ouverte aux habitants du Sud Touraine … et voisins :

L’AEST n’est pas un service administratif avec des employés : elle est composée d’habitants dont certains donnent de leur temps pour animer bénévolement l’association, répondre aux demandes d’informations.

Pour satisfaire aux obligations administratives, un bureau est déclaré mais toutes les réunions sont ouvertes aux adhérents et chacun participe aux tâches selon ses goûts et ses disponibilités.

Pour apporter au bureau des avis et des suggestions sur les initiatives à prendre et aussi pour éviter toute nouvelle tentative de putsch, un Conseil d’Administration est en cours de constitution.

Proposez-vous pour ce réseau de « sages ». Ce sera un point important de la réunion qui se consacrera :

  • au soutien aux habitants opposés aux nombreux projets éoliens qui éclosent ce printemps
  • à l’opposition aux nuisances et pollutions générées par la décharge de la Baillaudière
  • à la préparation d’une information et de réunions publiques sur les perturbateurs endocriniens »

Déjà nous avons appris dans cette courte présentation qu’une tentative de putsch interne a eu lieu, et que pour la contrer, l’AEST 37 allait se structurer autour d’un conseil d’administration.

Ensuite que l’AEST 37 allait dorénavant s’intéresser au dossier des perturbateurs endocriniens, en plus de la décharge de la Baillaudière.

Enfin ils se définissent comme un « réseau de sages » : ça ne fait pas de mal de se faire du bien.

Voilà pour le contexte général.

Pour tout dire, j’ai eu un peu de mal à ce qu’on m’accorde la parole, mais j’y suis parvenu même si cela n’a pas duré longtemps, l’ambiance devenant houleuse sur la fin. Voici la nature des échanges. Larges extraits :

Francis Pelletier :

« Je suis venu ce soir parce que la réunion était dite « ouverte ». C’est en tant que partisan des énergies renouvelables, et je soutiens les études actuelles des éoliennes, mais pas seulement, aussi des méthaniseurs, et je vous reconnais le droit d’être contre les éoliennes. Je vous reconnais le droit d’être contre les énergies renouvelables intermittentes [éolien et solaire photovoltaïque].

Ce qui me gêne c’est que les argumentaires que vous développez sont exclusivement à charge, et que des arguments sont infondés. Je vais prendre quelques exemples :

Vous venez de dire monsieur Bernard en commençant que les Communes n’auront pas leur mot à dire puisque ce sont les industriels qui viennent imposer leur projet. »

Voici les mots exacts prononcés en introduction de la réunion par Michel Bernard :

« Les communautés de Communes n’ont plus leur mot à dire, les Communes n’ont plus leur mot à dire. »

Reprenons mon argumentaire :

« Il faut savoir qu’il y a une Charte des entreprises qui promeuvent l’éolien. Elle prescrit que les Communes doivent au préalable, au sein de leur conseil municipal se prononcer pour ou contre. »

Michel Bernard, président de l’AEST 37 :

« Je suis désolé monsieur c’est terminé depuis la loi Brottes. C’est faux. C’est faux. C’est faux. »

La loi Brottes date du 15 avril 2013, alors que la Charte des opérateurs éoliens regroupés au sein de l’association « France Energie éolienne » (FEE) a été définie le 02 octobre 2015 où l’on retrouve entre autres ce que j’ai avancé (*). La Charte est postérieure de plus de deux ans à la loi Brottes. Et aucune loi ne peut abroger, rendre caduque une Charte signée entre des parties. Aucune loi.

FEE ne regroupe pas tous les professionnels de la profession, et nous ne saurions trop conseiller à nos municipalités locales de veiller au respect TOTAL de cette Charte dont vous trouverez le texte intégral en fin d’article (*). A vous de voir si ce que j’ai avancé est faux ou non. Continuons.

Francis Pelletier :

« En tout cas, dans tous les projets qui intéressent aujourd’hui le sud Touraine, de Bridoré, du Petit Pressigny, d’autres qui sont peut-être non connus de vous, les conseils municipaux se sont prononcés pour ou contre. Il y a eu un exemple dans une de nos Communes où le Maire s’est déclaré défavorable sans demander l’avis de son conseil municipal et le projet est tombé.

Je poursuis sur votre argumentaire [tiré de la circulaire qui était jointe à l’invitation à la réunion (**)]. Je lis « projets privés subventionnés par l’État et à la charge des consommateurs ». Bon. J’ai lu dans une de vos publications que vous étiez absolument favorables aux économies d’énergie. Ça tombe bien, moi aussi. Très récemment, le bureau du conseil communautaire Loches Sud Touraine a voté une opération pluriannuelle d’amélioration de l’habitat, appelée OPAH. Elle est prévue sur 4 ans, aussi bien en matière d’insalubrité, d’économies d’énergies, autonomie que autres, mais le gros des travaux c’est pour l’économie d’énergie. Il est prévu pour les propriétaires occupants 7.4 millions d’euros de travaux. Dont 4.9 millions d’euros de subventions. Ce qui veut dire qu’à 67% les travaux seront subventionnés. Moi je n’y vois pas d’inconvénient [même si 67% c’est quand même beaucoup] : c’est normal quand une collectivité ou un Pays se donne des priorités qu’ils aident. »

Voici le document de la communauté de Communes Loches Sud Touraine (CCLST) sur lequel je m’appuyais:

Les subventions qui viennent d’ailleurs sont des impôts payés à un moment ou à un autre par des entreprises ou des particuliers, donc à la charge des contribuables aussi consommateurs. L’éolien est loin d’être autant subventionné. L’AEST 37 avance dans un de ses tracts 3%.

Francis Pelletier :

« Je lis dans votre mail que vous m’avez envoyé très gentiment d’ailleurs…… »

Michel Bernard :

« Veuillez m’excuser mais c’est une erreur. Suite au texte que vous avez fait circuler (voir l’article « Les passions de l’âme » 11/03/2018) attaquant l’AEST, que vous avez diffusé à toutes les municipalités, c’est n’importe quoi. »

De la même manière que nous avons porté à la connaissance de l’AEST 37 notre article qui décortiquait leur argumentaire, il a aussi été adressé à tous les membres du Bureau de la CCLST. Sans doute Michel Bernard a pensé que la diffusion a été plus large, trompé par ses interlocuteurs que seraient Gérard Marquenet présent à cette réunion de l’AEST 37 et devant mener la bataille localement contre le projet de Bridoré, et le président de la CCLST Gérard Hénault, tous deux membres du Bureau communautaire. Mais nous aurions pu abreuver toutes les Communes comme le fait régulièrement l’AEST 37. Nous y songeons pour cet article. Poursuivons :

Francis Pelletier :

« Je continue et je vous cite : « C’est l’occasion de contester l’attribution du  « label » Énergie Renouvelable aux technologies intermittentes : éolien et solaire photovoltaïque, l’intermittence devant être compensée par des centrales thermiques ». En fin de compte, vous dites que la production intermittente de ces énergies nécessitera pour assurer les besoins minimaux le recours aux centrales thermiques.

Alors, j’ai trouvé un article du Figaro du 11 janvier 2018 qui annonce qu’au Danemark, il y a 43% de leurs besoins électriques qui sont couverts par la seule énergie éolienne. »

Voici le texte de cet article :

Réaction de Michel Bernard :

« Mais non monsieur. L’électricité au Danemark elle provient de la Suède, elle provient des Pays voisins. L’exemple du Danemark n’est pas…….. »

Francis Pelletier :

« N’est pas un bon exemple. Ça tombe bien, j’en ai un autre. Article du Monde du 09 novembre 2015. La province de la Basse Autriche. 1.65 millions d’habitants, ils ont annoncé en 2015 qu’ils assuraient 100% de leurs besoins électriques par des sources renouvelables. Le mix énergétique de la Basse Autriche c’est 63% d’énergie hydraulique, 26% d’éolien, 9% de biomasse et 2% de solaire. Sans recours à des centrales thermiques. »

Ces deux illustrations juste pour dire que l’utilisation d’énergies renouvelables intermittentes ne doit pas nécessairement être compensée en cas de pic de consommation par des centrales thermiques comme l’avance l’AEST 37. Cela dépend du territoire et des choix qui sont faits. C’est donc possible, même si ces exemples ne sont pas duplicables chez nous. Le bon mix pour notre territoire semble être d’abord la méthanisation, puis la micro hydraulique, puis l’éolien et enfin le solaire photovoltaïque.

Un monsieur de l’assistance qui n’a pas décliné son identité que nous appellerons monsieur B :

« On est tous d’accord avec ça. Vous contestez quelque chose qui n’est pas à contester.»

Pour se résumer, l’AEST 37 écrit que l’utilisation des énergies renouvelables intermittentes nécessite le recours aux centrales thermiques charbon, fuel ou gaz pour faire face au niveau de consommation, et quand on illustre avec ce qui se fait ailleurs, ils sont d’accord, en contradiction avec leurs propres écrits récurrents. Passons.

Monsieur B :

« L’économie d’énergie pourrait être faite utilement dans notre Région avec des capteurs solaires. Ce que font d’ailleurs un certain nombre de nos agriculteurs. Ici il n’y a pas de vent, et le rendement d’une éolienne c’est à peu près 15 à 17%. C’est ridicule sur le plan économique, c’est ridicule sur le plan énergétique. C’est ridicule sur tous les plans. Et en plus c’est implanté n’importe où pour emmerder la population (voir l’article « Règles pour la direction de l’esprit »). Qu’on gaspille l’argent du contribuable pour des éoliennes qui ont un rendement quasi nul, moi c’est pas mon problème. Et moi je n’ai pas écrit le contraire de ça.»

Monsieur B non, mais Michel Bernard oui. Une même association et des propos très différents en fonction de l’interlocuteur et du support de communication. C’est dire la confusion interne.

Pour une énergie qui est « ridicule sur le plan énergétique », produire 43% du mix énergétique de production d’électricité au Danemark et 26% en basse Autriche, ce n’est pas mal.

L’économie d’énergie consiste à réduire la consommation globale d’énergie, et la production d’énergie solaire n’y participe pas : c’est de la production. Petit problème de notions.

Enfin, toute la littérature disponible indique que le rendement (***) d’une éolienne est de l’ordre de 23% et non 15 à 17%. Bien supérieur au solaire photovoltaïque qui est de l’ordre de 13%. C’est d’ailleurs ce que j’ai relevé en m’adressant à monsieur B :

« Monsieur, ce que vous dites oralement n’est pas ce que je lis dans vos écrits. Le rendement de l’éolien est supérieur au solaire. C’est à peu près le double.»

Monsieur B :

« Oui c’est vrai. »

Francis Pelletier :

« Je vous reconnais le droit d’être anti-éolien……… »

La salle en coeur :

« On n’est pas anti-éolien. On est anti massacre du paysage. »

Francis Pelletier :

« Une dernière chose. Je serai mort avant que le dérèglement climatique soit à son maximum, et c’est tant mieux. Mais il me semble que l’enjeu environnemental premier aujourd’hui n’est pas l’éolien mais plutôt la disparition des passereaux [30% ces 20 dernières années d’après le CNRS et le Museum d’Histoire Naturelle] la disparition des abeilles, des insectes, etc »

Monsieur B :

« Mais on se bat aussi pour sauvegarder cela. »

On n’en doute pas, mais ce n’était pas à l’ordre du jour de leur réunion du jour, ni abordé dans leurs communications. 

La salle devenant de plus en plus houleuse, je n’ai pu aborder à mon grand regret l’étude IFOP réalisée en 2016 sur l’acceptation des éoliennes par la population. Cet institut a sondé l’opinion de différents groupes de population, un premier le « grand public » l’autre les « riverains » d’éoliennes. Voici un extrait des résultats :

Il en ressort que l’image des éoliennes de ces différents groupes est positive à 75% ou 77%, et que l’opinion des riverains d’éoliennes est sensiblement meilleure que celle du grand public. Le fait d’être riverain ou non d’éoliennes ne change apparemment pas l’image que ces populations différemment concernées en ont. Si les nuisances étaient telles que décrites abondamment dans les écrits de l’AEST 37, je pense qu’il en serait tout autrement.

Pour les seuls riverains d’éoliennes, l’étude indique qu’à l’annonce du projet éolien d’à côté de chez eux, 44% étaient indifférents, et 42% se déclaraient « confiant, serein, enthousiaste ».

Nous avons intitulé cet article « Thorium ». Et pour l’instant on n’en a pas parlé. Nous y voilà maintenant.

Michel Bernard :

« Le débat que vous soulevez, ce n’est plus à l’étape où nous en sommes. Nous sommes dans l’autre phase qui est la résistance concrète. Les énergies renouvelables sont non seulement nocives pour l’environnement, mais qu’en même temps elles oblitèrent les possibilités d’investissement dans la recherche de nouvelles énergies. Les sommes que l’Etat consacre à subventionner les énergies renouvelables n’est plus disponible pour des recherches sur la fusion nucléaire, pour les centrales au thorium, alors que cela est repris par la Chine, en Allemagne et la France elle se trouve dans la situation où économiquement elle ne peut pas mettre ses œufs partout. »

J’ai voulu réagir sur ce point en vain, puisque l’on retrouve aussi cette opinion dans la circulaire jointe à l’invitation (**). Aussi je le fais maintenant :

La fusion nucléaire est un axe de recherche international, auquel la France est associée au sein du programme ITER comme membre de l’Union Européenne, avec la Chine, l’Inde, les Etats Unis, la Russie, la Corée, le Japon, bref 35 pays en tout. Le site de recherche et d’expérimentation de fusion nucléaire ITER est situé à Cadarache en France. Ce projet a été décidé en 1988 et à ce jour il n’a pas produit le moindre KWh. En attendant, l’argent qu’y met la France est bien de la subvention et nous n’y voyons pas d’inconvénient. C’est de la recherche fondamentale, de l’investissement sur l’avenir.

Les centrales au thorium sont les possibles petites sœurs des centrales nucléaires actuelles à uranium, les deux nécessitant des minerais radioactifs qu’il faut extraire de la terre et donc ne sont pas inépuisables. On trouve du thorium en Bretagne. Voici le cycle de production très simplifié des réacteurs à thorium :

La Chine et l’Inde travaillent bien sur ce type de production d’électricité. A ce jour aucune centrale de ce type n’est en fonctionnement dans le Monde. Pas un KWh non plus à ce jour. Seulement des expérimentations.

Vous remarquerez que ce type de réacteur produit des déchets, pudiquement appelés « produits de fission ». Est-ce ce type de production énergétique que soutient l’AEST 37 ? Et demain, l’AEST 37 serait-elle d’accord pour que notre Sud Touraine accueille un site d’entreposage de ces futurs produits de fission?

D’un côté nous avons les partisans des énergies renouvelables, intermittentes ou non, qu’elles soient éoliennes, solaire, de méthanisation, de micro hydraulique, immédiatement productives, décentralisées, au bénéfice de chacun de nos territoires (voir l’article « Agriculteur : aussi producteur d’énergie »).

De l’autre les partisans des énergies à partir de minérais radioactifs, centralisées, avec des mines d’extraction du minerai, des déchets radioactifs à stocker, à traiter, avec des technologies qui ne sont pas aujourd’hui encore productives.

Qu’est-ce qu’on fait ? On attend ?

A l’heure où Loches Sud Touraine s’apprête à définir son projet de territoire (voir l’article « A vos agendas »), il y a bien deux options radicalement différentes devant nous.

Camarade, choisis ton camp !

J’ai bien fait de me rendre à cette réunion pour confirmer s’il était besoin l’incohérence de l’argumentaire de l’AEST 37, et les contradictions constantes entre ce qu’ils disent ici, ce qu’ils écrivent là, et les actions qu’ils mènent.

Pour la route : à plusieurs reprises Michel Bernard a évoqué des conversations qu’il a eues avec Gérard Hénault président de la CCLST. Bienheureux qu’il est d’avoir cette chance, contrairement à certains porteurs de projet éolien qui n’arrivent pas à avoir le moindre rendez-vous, la moindre conversation avec lui. Je rappelle que l’AEST 37 a été cooptée pour siéger au sein du conseil de développement de la CCLST (voir l’article « Développement agricole et social »)Un seul son de cloche, un argumentaire infondé, non documenté, mais prémâché, et nous voilà avec une politique que l’on mène bon train. 

(*) Charte FEE

(**) Texte de la circulaire AEST 37 jointe à l’invitation à la réunion du 17 mai 2018

(***) Le rendement d’une éolienne ou d’un panneau solaire consiste à déterminer quel pourcentage de l’énergie brute disponible est transformée en énergie. Il n’existe à ce jour aucune source d’énergie qui atteint 100% (effet joule, pertes en ligne, rendements mécaniques intermédiaires, etc).

Les caractères en bleu sont des citations orales ou écrites

Voir article: pointez le titre, cliquez, et l’article s’ouvre

ISSN 2610-5942

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Une réflexion sur “THORIUM

  1. Dernière minute :

    Par correction, nous avons fait parvenir ce matin à l’AEST37 cet article consacré à notre restitution de leur réunion ouverte du 17 mai.
    Depuis, leur site internet http://www.aest37.org est indisponible. De même leur compte tweeter auquel on peut toujours accéder ne comporte aucun tweet.
    Ce réseau de sages, comme ils se nomment eux-mêmes, n’a apparemment plus l’intention d’ « informer » la population par voie électronique.

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