OPTION CULTURE : LES ÉCOLES DE MUSIQUE

Nous avons commencé à vous rendre compte de l’étude du cabinet « Option Culture » dont la mission est de « définir sa stratégie de développement et les contours de la compétence culturelle » de la communauté de Communes Loches Sud Touraine (CCLST) (voir l’article « Option Culture : panorama de l’étude »).

Abordons aujourd’hui le chapitre des écoles de musique :

Existent 6 écoles de musique sur le territoire de la CCLST : Loches, Descartes, Verneuil sur Indre, Montrésor, Preuilly et Le Ligueillois.

Le schéma départemental des enseignements artistiques reconnait celles de Descartes et Loches comme « écoles centre ». Elles devraient selon le Département d’Indre et Loire « exercer des fonctions structurantes et des fonctions ressources au profit des écoles partenaires ».L’insuffisance des subventions départementales et l’absence de communautarisation de l’enseignement artistique au sein des anciennes communautés de Communes (ex Loches Développement et ex Touraine du Sud) les ont empêché d’exercer ce rôle auprès des autres écoles de musique. Pour autant des liens existent entre les différentes écoles de musique, offrant une certaine fluidité des professeurs et des élèves, mais sans relation organique.

« Option Culture » définit la situation comme « assez complexe », mais place les écoles de musique « en bonne place pour figurer au sein de la compétence culturelle communautaire. »

Caractéristiques principales des écoles de musique :

Ecole de musique de Loches :

Ecole de musique de Verneuil :

Ecole de musique de Montrésor :

Ecole de musique de Descartes :

Ecole de musique du Ligueillois :

Ecole de musique de Preuilly sur Claise:

Dépenses et ressources des écoles de musique :

Voici comment « Option Culture » explique la disparité du budget dépenses :

« On s’aperçoit cependant que les dépenses sont à Descartes plus importantes qu’à Loches pour un nombre inférieur d’élèves. Cela est dû à une masse salariale qui est sans aucune comparaison. En effet, là où les professeurs sont rémunérés très modestement environ entre 15 € et 20 € l’heure à Loches, ils le sont de deux à trois fois plus à Descartes, c’est-à-dire ici à la hauteur de leur compétence et de la reconnaissance que l’on doit à des musiciens professionnels. »

Coût par élève :

« Option Culture » analyse les disparités de coût par élève ainsi :

« Le coût par élève obtenu pour Loches est conforme à celui des écoles associatives de même type en France.

Les coûts inférieurs à 1000 € peuvent laisser suspecter une gestion pénalisante pour les salariés et/ou des projets pédagogiques en-deçà des normes.

Un coût au-dessus des 2000 € (cas de Descartes) exprime deux choses : un niveau de service élevé et un effectif élèves n’atteignant pas le seuil critique au-delà duquel on peut espérer minimiser les charges. »

Conclusions de l’état des lieux :

Voici la synthèse d’« Option Culture » :

« Disons enfin que la création de [la CCLST] met à jour un régime de répartition des compétences qui se révèlera intenable dans le nouveau cadre intercommunal.

 D’une part, il est peu concevable que certaines écoles ne soient financées que par les communes et d’autres que par la CCLST.

Il est d’autre part tout aussi peu concevable que deux écoles soient à la fois financées par les communes et par la CCLST, car les écoles de musiques concernées, relevant de l’initiative publique peuvent aisément être considérées comme étant des services publics et non de simples associations conduisant leur projet librement.

Cela fait que le cofinancement à l’intérieur du bloc local ne répond pas au principe de subsidiarité, fondement de l’exercice intercommunal. »

Options possibles pour les écoles de musique :

Le cabinet « Option Culture » propose 2 scenarii possibles pour les 6 écoles de musique actuelles.

Option 1 :

Option 2 :

Voici le mot de conclusion de « Option Culture » relatif aux écoles de musique :

« Quelle que soit la formule choisie, nous pensons qu’il sera indispensable de définir un projet communautaire qui prendra soit la forme d’un schéma intercommunal des enseignements artistiques, soit, dans le cadre de la seconde option, d’un projet d’établissement.

Cela pourra être fait en se posant les questions fondamentales suivantes :

  • Quelles implications sur le territoire (délocalisation d’activités, lesquelles, pour qui, comment, selon quel maillage…) ?
  • Quels objectifs pédagogiques ?
  • Quels formats pédagogiques ?
  • Quels équilibres ?
  • Quel modèle économique pour quelle politique tarifaire ?
  • Quelle organisation des ressources humaines ?
  • Quel projet pour la création et la diffusion musicale ?
  • Quels partenariats avec les structures associatives complémentaires ?

Etc.

Il faut aussi noter qu’il sera difficile de renoncer à l’idée de deux sites principaux (pour structurer le réseau) autour desquels s’articuleraient plusieurs antennes à positionner stratégiquement en fonction de la configuration du territoire, des possibilités de déplacement des habitants et des locaux appropriés que l’on pourra trouver dans les communes (dont certains existent déjà bien sûr). »

Voilà en synthèse l’analyse effectuée par ce cabinet extérieur pour ce qui concerne les écoles de musique de notre territoire. Cet apport est important pour que chacun puisse se forger son idée sur leur futur.

Pour ce qui concerne spécifiquement l’école de musique de Descartes, à laquelle nombre de descartois sont très attachés, cette étude fait ressortir les éléments suivants :

  • C’est la seule école de musique qui soit de gestion communale.
  • Elle est considérée par le conseil départemental comme une « école centre ».
  • Ses enseignants sont des musiciens professionnels, relevant pour la plupart de la fonction publique territoriale.
  • Elle est la seule à organiser des examens qui aient une réelle valeur.
  • Elle propose les tarifs les plus bas.
  • Elle représente un coût pour la Commune de plus de 200 000 euros par an.
  • Le coût de l’élève est très supérieur à la moyenne nationale, indicateur d’un niveau de service élevé mais aussi d’un manque d’élèves pour atteindre une taille critique.
  • L’école de musique refuse tous les ans des inscriptions.

La Municipalité actuelle de Descartes a déclaré au cabinet « Option Culture » « qu’elle ne serait pas opposée à une reprise de son école de musique par la communauté de Communes ».

Dans notre prochain article, nous traiterons de la « lecture publique », c’est-à-dire les bibliothèques, médiathèques et l’offre cinématographique.

Les caractères en bleu sont des citations orales ou écrites

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ISSN 2610-5942

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