PLAN CLIMAT : LES ÉOLIENNES EN QUESTION

Le schéma de cohérence territorial (SCOT) était le plat principal affiché au menu de la séance plénière du conseil communautaire Loches Sud Touraine (CCLST) du 02 novembre 2017 (voir l’article « Un SCOT vite fait »). Mais le Plan Climat (PCAET) s’est invité au gré de questionnements qui ont surgi de la salle. Quand on vous dit qu’une mouche a piqué nombre de conseillers (voir l’article « Une mouche qui pique »). Le tout était désordonné puisque improvisé mais pour autant bigrement intéressant.

Francis Baisson, conseiller communautaire issu de la Commune de Saint Flovier, fait remarquer qu’il faut éviter pour le SCOT de la CCLST les lacunes du SCOT du pays de Valençay qui à son opinion est beaucoup trop vague, trop imprécis pour ce qui concerne le développement éolien. Il n’y aurait pas de zones spécifiées pour en recevoir d’éventuelles.

La vice-présidente en charge du SCOT Sophie Métadier précise que « évidemment l’énergie » sera un thème à traiter obligatoirement, aussi dans le cadre du Plan Climat :

« Je précise tout de même qu’en parallèle, on a également le PCAET, donc le plan climat air énergie territorial qui est en cours d’élaboration et que ce schéma-là devra travailler en collaboration et en transversalité pour que bien évidemment on n’ait pas deux documents qui soient disjoints l’un de l’autre, et qu’on ait la plus grande cohérence possible entre le PCAET et le SCOT. »

Cette petite phrase l’air de rien informe l’assemblée que le PCAET est en cours d’élaboration. Et pourtant je n’ai pas souvenir que l’assemblée plénière ait débattu de l’ampleur qu’elle comptait lui donner, ni de l’organisation interne pour gérer ce Plan Climat : Commission thématique spécifique ou pas, task force dédiée ou pas, personnel dédié ou pas, on ne sait.

Ensuite Joël Baisson, conseiller communautaire issu de la Commune de Beaumont Village fait part à l’assemblée de ses vapeurs sémantiques :

« Sur le fond, je l’ai déjà dit autre part, je le redis-là. Moi [ce qui] m’écorche les oreilles c’est le développement durable. Alors j’ai horreur de cette affaire-là, parce que le développement il n’est pas durable, il est à finalité durable. Il faut que le développement soit réfléchi, mesuré, je ne sais pas quel qualificatif on lui donne, mais jamais durable. Le développement c’est un mouvement. C’est l’activité qu’il faut viser dans notre projet de territoire, maintenir ou développer l’activité. C’est ça l’idée de fond. »

Sophie Métadier lui répond : « Le développement durable, la définition c’est ce qui respecte à la fois l’environnement, l’économique et le social. Oui tu as raison c’est un terme que l’on retrouve un peu partout et qui est un peu galvaudé. »

Que ce valeureux conseiller communautaire propose un autre terme si celui-ci ne lui convient pas. Mais est-ce que le débat est d’ordre sémantique? Pour lui le développement doit « viser » à « maintenir ou développer l’activité ». Tout le monde est d’accord. Et la question suivante qui se pose est : le développement durable ou développement à croissance verte au choix est-il propice au développement de l’activité et de la richesse de notre territoire et de ses habitants ? Et quelle activité s’agit-il de développer ?

Une bonne heure et demie après, le président de la CCLST Gérard Hénault lève la séance avant de la rouvrir bien vite puisqu’il accepte une question diverse non déposée par avance du conseiller communautaire Nisl Jensch, issu de la Commune de Loché sur Indrois. Nous allons vous rendre compte de cette séquence et ensuite la commenterons. Nisl Jensch :

« C’est juste une petite question. Je voulais rebondir sur ce que disait Francis [Baisson] au niveau de l’éolien. Est-ce qu’au niveau de la Communauté de Communes on a une politique définie, une stratégie sur ce sujet ? Parce que ça va revenir au niveau du SCOT, du territoire, et maintenant du plan climat c’est dedans donc comment ça se passe ? »

Gérard Hénault, président de la CCLST :

« Je vais te donner une réponse à ta question qui est importante : on a élaboré le Plan Climat Energie [PCAET]. A des demandes qui ont déjà été posées sur ce sujet la réponse a été très simple. Que l’on soit un territoire qui souhaitera se déterminer pour ou contre l’implantation d’éoliennes sur sa superficie, de toute façon aucune réponse ne sera crédible si elle n’est pas partie prenante de ce fameux Plan Climat Energie. On peut pas dire sérieusement un instant « moi je suis pour les éoliennes » si ça ne fait pas partie du Plan Climat Energie. On ne peut pas dire non plus « je suis contre les éoliennes » alors que dans le même temps je suis incapable de proposer une réponse à des questionnements indispensables qui sont ceux de l’énergie que l’on entend utiliser demain.

Ça veut dire qu’on doit s’impliquer pleinement dans ce Plan Climat Energie. J’ai un problème avec ce sigle, alors Air Energie Territorial. Le P.C.A.E.T. c’est ça ? Je ne me suis pas planté c’est déjà bien. Ce PCAET c’est quelque chose d’important parce que ça nous permettra d’afficher notre politique.

Le premier point indispensable était de confier le chapitre de l’énergie à quelqu’un en qui ici tout le monde puisse avoir confiance. Cette personne c’est Eric Moreau qui s’en occupera. Je vois pas comment on pourra avancer une position claire si ce n’est pas étayé par d’autres choses.

On va avoir très prochainement, enfin très prochainement c’est dans l’aune des mois qui viennent, une consultation de votre conseil communautaire sur ce sujet-là.

Est-ce que tout le monde souhaite la lancer avant même qu’on ait mis en place euh le Plan Energie euh Climat machin territorial ? Quelque part ça me pose problème. Au moins il faut avancer dans cette réflexion-là.

Moi je suis convaincu que si on veut avoir une vraie politique touristique il va falloir en tirer les conséquences. S’il y a l’arrivée d’éoliennes c’est pas quelque chose de neutre sur le patrimoine, sur les paysages, sur tout un tas de choses. C’est pas n’importe quoi. C’est des choses qui se voient à des dizaines et des dizaines de kilomètres. D’ici, de Ligueil, on voit les éoliennes qui sont à Saint Sauveur dans la Vienne. C’est pas sans conséquence. »

Nisl Jensch :

« Dans le plan énergie il n’y a pas que les éoliennes. C’est-à-dire qu’on a aussi d’autres propositions. Ça on l’a découvert en feuilletant les décisions du Bureau. A aucun moment on en a discuté entre nous. Et on peut être aussi forts de propositions. Mais on nous demandera quand notre avis ? C’est ça le problème. »

Gérard Hénault :

« Le Plan Energie climat c’est ça. On ne peut pas sérieusement proposer une position sur l’éolien en faisant abstraction des autres sources d’énergie, que ce soit bois énergie, que ce soit la méthanisation que ce soit des choses comme ça où je souhaite ardemment que l’on s’engage. Photovoltaïque et je vous en passe et des meilleurs. C’est ça que je dis, rien d’autre.

Vous savez que l’éolien c’est l’objet d’un lobby extrêmement fort de certains investisseurs et que lorsque ces gens-là se sont aperçus qu’en consultant les Communes ça marchait bien. Pourquoi ? Je vais être cash, parce qu’on dit aux Communes vous aller ramasser plein de pognon. Et puis particulièrement on dit aux agriculteurs chez qui on va implanter là c’est jackpot. Je suis désolé c’est comme ça, ça fait des sous. On s’est aperçu que quand on consultait les communautés de Communes à ce moment-là il y avait une Commune qui était pour c’était elle qui allait recevoir le champ éolien et puis toutes les autres qui étaient contre parce qu’ils disaient nous on va pas recevoir l’argent mais on va avoir la vue. Donc ces lobbyistes qui sont assez futés, moi je suis désolé…… la communauté de Communes émettra un avis et le Préfet ou la Préfète suivra cet avis si bon lui semble. »

 Christian Baritaud, conseiller communautaire issu de la Commune de Bridoré :

« Monsieur le Président je pense que la présentation que vous avez faite est un raccourci un petit peu facile sur des sociétés qui seraient intéressées pour faire de l’investissement. Moi ce que je crois c’est qu’aujourd’hui notre territoire est un faux territoire à énergie positive. Je crois simplement qu’on a écoulé quelques budgets de l’union européenne pour acheter des véhicules électriques (voir l’article « Ambiance électrique »).

Quant à la possibilité qui est offerte, on parle que de l’éolien, mais il n’y a pas que ça. C’est qu’il s’agit de devenir un territoire à énergie positive où le développement durable est assuré. Et où par exemple, contrairement à ce que vous disiez, les communautés de Communes touchent de la part des rentrées éoliennes un sacré paquet d’argent qui est réinvesti sur l’ensemble du territoire.

Personnellement, je crois plus à la possibilité de produire de l’énergie propre et de faire rentrer des subsides pour l’ensemble de notre territoire, qu’au tourisme. Je trouve que notre tourisme est bien, il est sympa, mais je ne sais pas si c’est grâce à ça que vont vivre les 53 000 habitants de notre territoire. Je pense qu’il faut avoir une vision, le SCOT, le projet de territoire, ça ce sont des travaux qui vont permettre de savoir si on se dirige vers cela. Le seul véritable défaut que l’on trouve à l’éolien c’est son esthétique. Personnellement, je puis vous assurer que je trouve cela particulièrement beau.

Je crois qu’il faut se poser clairement tous autour d’une table, donner tous nos avis, et plutôt que de suivre les peurs qui sont véhiculées par certains, je pense qu’il faut être des adultes et se demander de quoi sera fait demain pour notre territoire, comment pouvons-nous l’alimenter.

Nous avons quand même 49 centrales nucléaires dont on ne sait pas faire le démantèlement. La première centrale nucléaire qui est en Bretagne, le démantèlement a commencé en 1985, ça a été arrêté, parce que personne ne sait faire. Une éolienne on saura comment la démonter. »

Gérard Hénault :

« Mon cher Christian, merci d’avoir ramené un peu de douceur et d’équilibre à mes propos outranciers, mais je voudrais dire, le lobby des porteurs de projet éolien excuse-moi il existe. Mon téléphone sonne très souvent à ce sujet-là.

Qu’il y ait des ressources pour les communautés de Communes à la limite ne rend que plus méritoire encore celles qui refusent. Ça veut dire qu’elles ont su peser les choses, les avantages et les inconvénients.

Pour finir sur un petit clin d’œil amical je ne suis pas sûr qu’on ne reconnaisse que le défaut esthétique. Il n’y a pas tout à fait que ça quand même. Je ne voudrais pas qu’on commence le débat aujourd’hui. Je vais vous proposer brutalement d’en arrêter-là parce que là à 2 heures du matin on y est encore. Et je ne voudrais pas que le nécessaire débat qui arrive, on entrevoit déjà qui sera où, et je veux pas qu’on s’engueule trop fort. On calmera les choses.»

Puisque le débat a été reporté à plus tard, et que nous avons un avis sur le sujet, nous allons le donner en commentant les propos tenus par les uns et les autres.

Les points sur lesquels nous sommes en accord :

Gérard Hénault a dit « On doit s’impliquer pleinement dans ce plan climat énergie » et « ce PCAET c’est quelque chose d’important ». Oui c’est fondamental, cela conditionne l’avenir tant local que global comme nous l’avons vu (voir l’article « Le Plan Climat Territorial »).

Puis Gérard Hénault appelle de son vœu un débat plus large que le seul éolien. Nous partageons ce point de vue. Il aurait d’ailleurs dû en rester là sans entrer dans des considérations toutes personnelles.

Nous sommes totalement en accord avec Christian Baritaud quand il dit que « notre territoire est un faux territoire à énergie positive » juste bon à écluser les subventions européennes par l’achat de véhicules électriques. Nous l’avons écrit et l’ex président du Pays de Touraine Côté Sud en a même convenu lors d’un conseil municipal (voir l’article « De l’énergie à revendre ») : le but était de ne pas passer à côté de l’enveloppe financière qui se présentait. Il n’y a que pour le pôle écoconstruction de Beaulieu les Loches que les fonds européens ont été valablement utilisés.

Ce qui nous chiffonne :

Gérard Hénault a dit « On a élaboré le Plan climat Energie ». Donc c’est fait, c’est terminé ?!? Pourtant personne ne s’en est aperçu, n’a été consulté, n’a contribué. Nisl Jensch se demandant même quand il serait consulté. Relisez l’article « Le plan climat territorial » et vous vérifierez par vous-même si toutes les étapes ont été respectées, si toutes les dimensions ont été traitées. Aucune à ce jour. Et pourtant la parole publique du président de la CCLST affirme que la CCLST « a élaboré le Plan climat Energie ».

Le Plan climat ce n’est pas que l’énergie (voir l’article « Le plan climat territorial ») loin s’en faut, et encore moins que les éoliennes. Gérard Hénault l’a répété et aurait dû en rester là plutôt que d’alimenter le « débat » avec des arguments de notre point de vue très approximatifs.

Dès les éoliennes évoquées, il trouve bon de leur opposer le développement du tourisme, sous-entendu qu’elles seraient un répulsif à touriste. Peut-il communiquer les références de l’étude qui tire ces conclusions ? Où a-t-il vu entendu ou lu cela ? Parce que je suis certain que cela intéresserait bigrement le Maire de Palm Springs en Californie qui est une station de tourisme haut de gamme réputée, pourtant cernée par des centaines d’éoliennes. Et ce n’est pas d’hier.

Nous partageons l’avis de Christian Baritaud quand il dit à propos du tourisme « je ne sais pas si c’est grâce à ça que vont vivre les 53 000 habitants de notre territoire », faute de spot majeur à l’exception de la cité royale de Loches et du village de Montrésor (voir l’article « Cap touristique »). Très loin d’intéresser tout le territoire. Mais opposer tourisme et éoliennes est un argument digne d’une discussion de fin de soirée à un comptoir de bar. Pas à la hauteur des enjeux.

Gérard Hénault semble reprocher aux éoliennes leur esthétique et qu’elles se voient à des dizaines de kilomètres. Celles de Saint Sauveur dans la Vienne se verraient de Ligueil. J’invite tout ligolien à nous faire parvenir un cliché de ces éoliennes prises depuis Ligueil. Bonne chance. Notre territoire est grand comme le département de l’Essonne. Et il n’y aurait pas quelques mètres carrés pour quelques éoliennes, qui n’esquintent aucune perspective sur aucun patrimoine ? Pour rappel, la Tour Eiffel se voit aussi à des dizaines de kilomètres. Elle ne devait exister que pendant 20 ans à compter l’exposition universelle de 1889 et a failli être démolie car considérée comme un tas de ferraille hideux. Elle a été sauvée à une voix près. Aujourd’hui c’est le symbole de Paris. Idem pour l’ « hideux » Centre Beaubourg en plein quartier historique de Paris. Idem pour la « scandaleuse » Pyramide du Louvre. De son côté Christian Baritaud trouve très belles les éoliennes. Les goûts et les couleurs…… Arguments toujours pas à la hauteur des enjeux.

Enfin Gérard Hénault avance l’argument du lobbying : « lobby extrêmement fort de certains investisseurs » ou le « lobby des porteurs de projet éolien ». Il faudrait quand même que nous disions à cet ancien fonctionnaire que toute entreprise privée, tout secteur d’activité privé fait par essence du lobbying, c’est-à-dire pousse les feux pour promouvoir sa technologie, son produit, son entreprise, son chiffre d’affaires, ses bénéfices. J’espère que son excursion récente au raout du MEDEF, lui-même par essence lobby, lui a permis de s’en rendre compte (Voir l’article « Touraine, Terre de réussite »).

Appeler lobby toute démarche d’investissement d’une entreprise privée sur le territoire est déjà un jugement de valeur. Préfère-t-il ne subir que le lobbying d’entreprises locales souffreteuses pour lesquelles notre collectivité est prête à baisser sa culotte ? (voir l’article « Loches Sud Touraine fait la banque »).

Pour nous, le rôle d’un président de collectivité territoriale devrait être de présenter aux conseillers les termes du débat sans parti pris, à partir de données documentées. Une fois l’exposé équilibré et circonstancié fait, une fois le débat épuisé, le président vote en tant que conseiller communautaire, en son âme et conscience. Mais son avis il le donne au moment du vote. Pas avant. Parce qu’au fond l’avis du Président de la CCLST, on s’en moque un peu. Ce qui importe c’est l’avis du conseil communautaire qui doit débattre en toute connaissance de cause, seul habilité à décider puisqu’il n’a pas sur ce sujet délégué au Bureau le pouvoir de le faire à sa place.

Gérard Hénault se félicite de voir que malgré les « ressources » financières « pour les communautés de Communes » que fait miroiter le « lobby des porteurs de projet éolien », certaines résistent à ces sirènes enjôleuses. Il en sait quelque chose. Du temps où il était président de la CCTS (communauté de Communes de Touraine du Sud) il a résisté à tout, hormis le classique, l’habituel, le connu. Du coup, la Touraine du Sud a vu tout du long de sa présidence ses Communes se dépeupler, l’activité stagner, laissant sans usage 10 millions d’euros faute d’investissements (voir l’article « La belle endormie »). Sans doute ne voulait-il pas ajouter des millions aux millions. Qu’en aurait fait la CCTS !

Nous ne savons pas parmi toutes les possibilités d’énergies renouvelables possibles si l’éolien est le plus opportun pour notre territoire. Mais il va falloir en effet en proposer d’autres. Or TOUS les modes de production d’énergie ont des inconvénients, même les renouvelables. Ce ne sont pas les mêmes. Le solaire photovoltaïque épuise les réserves de silicium et produit par intermittence, l’éolien par nature intermittent et les turbines d’hydroélectricité utilisent des minéraux rares (terres rares) nécessaires à leur construction, le bois chauffage que Gérard Hénault appelle apparemment de ses vœux se stocke mais diminue la capacité de séquestration naturelle du CO2 par les forêts, les grands barrages hydrauliques massacrent des vallées entières et retiennent les sédiments, les biocarburants font concurrence aux cultures vivrières, etc etc. Bref, seul un bouquet énergétique diversifié garantit la pérennité de l’approvisionnement en minimisant les inconvénients de chaque mode de production.

Qu’un débat sérieux commence, documenté, chiffré, équilibré, raisonné. C’est le meilleur moyen de faire pour ne pas «s’engueuler trop fort ». Si le choix est fait d’installer ou pas des éoliennes sur notre territoire, que ce soit décidé suite à un tel débat.

Pour finir sur ce chapitre, Gérard Hénault a annoncé que le chantier du PCAET était confié à Eric Moreau, vice-président CCLST en charge actuellement des bâtiments communautaires et de la voirie (voir l’article « La mariée devient reine des neiges »). Rien à voir donc avec la choucroute. Mais faute de vice-présidence spécifique à la transition énergétique ou en charge du Plan Climat, il faut bien trouver un volontaire. On peut comprendre les scrupules dudit Éric Moreau d’avoir une vice-présidence aussi peu dense depuis que les 10 Communes de l’ancienne communauté de Communes ont repris la compétence « voirie » (voir l’article « Rien que du goudron ») et qu’il veuille s’occuper de sujets plus lourds.

Depuis la création de la CCLST l’intervention orale d’Éric Moreau la plus « construite » en séance plénière a été prononcée le 11 mai 2017 (voir l’article « Le conseil s’enflamme ») où il se plaignait du nouvel arrêté préfectoral au sujet des bornes incendies, déclarant même qu’il avait choisi de se mettre hors la loi en refusant que sa Commune paie son écot. Il n’est pas certain qu’il ait fait à cette occasion preuve d’anticipation et de vision transversale indispensables au PCAET. Mais c’est un détail compte tenu des enjeux.

Cette ébauche d’échange impromptu n’a pas été préparé d’où sa qualité extrêmement médiocre, très loin des enjeux qui sont devant nous (voir l’article « Le Plan climat territorial »). Et il n’y a pas que nous qui avons trouvé ce moment détestable. Le 2eme vice-président Michel Guignaudeau a fait de même dans les colonnes de la Nouvelle République du 06 novembre 2017 qualifiant le débat de « politique spectacle » et que cela « jette le discrédit sur la manière dont les élus gèrent les sessions ».

Pour finir sur une note optimiste, on peut être élu rural sans être archaïque, arc-bouté sur les schémas du 20eme siècle, comme le démontrent les élus de la communauté de Communes très rurale du Mené en Côtes d’Armor. Voici un extrait video qui vaut le détour, du colloque des Plans Climat Energie Territoriaux de l’ADEME d’octobre 2012 :

http://www.dailymotion.com/video/x22faar?iframe=true&width=800&height=400

Le but affiché dès 2013 de cette collectivité, bien avant que les PCET ou PCAET soient obligatoires, était de viser l’autonomie énergétique à l’horizon 2030 :

http://www.courrierdesmaires.fr/13367/la-communaute-de-communes-du-mene-vise-lautonomie-energetique-en-2030/

Toutes les solutions retenues par la comcom du Mené ne sont pas forcément opportunes pour la nôtre. A nous, à nos élus d’en décider.

Les caractères en bleu sont des citations orales ou écrites

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